Anna Stervinou et Kike Gutierrez, fondateurs de Kore Kamino

Fondateurs

Anna Stervinou a passé sa jeunesse au milieu des fleurs dans une petite pépinière bretonne, pendant que Kike Gutierrez se battait déjà contre ses profs jésuites, ceux-ci l’ayant choisi pour jouer Judas dans la pièce de théâtre de fin d'année.

Kike fut étudier la communication au Pays Basque Espagnol dans une ambiance d'alertes à la bombe - vraies et fausses - pendant qu’Anna quittait sa Bretagne un peu trop tranquille à son goût pour monter à Paris faire des études d'art à l’École Estienne.

Trouvant que trois années de la belle vie d'étudiant n'étaient vraiment pas suffisantes, Anna traversa la Manche et entra au Camberwell College of Arts à Londres, où on lui apprit à déconstruire à peu près tout ce qu’on lui avait enseigné à Paris. A cette époque-là, Kike était aussi arrivé à Londres, où son premier travail consistait à jouer les criminels lors de séances d’identification pour Scotland Yard.

Après avoir pulvérisé le record Guinness de plonge dans les restaurants de toute la ville, Kike obtint un Master en rédaction et direction artistique au Watford College et devint créatif dans la publicité. Pendant ce temps, Anna s’était aventurée plus à l’ouest avec son rêve américain pour tout bagage. Elle commençait à travailler chez Pentagram à New York. Mais l’humour anglais lui manquant énormément elle décida finalement de revenir vers la cité des brumes.

La réussite sourit enfin à Kike, dans des agences branchées de Londres, Amsterdam, et Barcelone, travaillant comme directeur créatif pour des clients comme Nike, BMW et Ikea. Puis il quitta son travail de Barcelone et s'envola vers l’Asie du sud-est qu’il parcourut à vélo pendant six mois afin d'arrêter de fumer et se désintoxiquer de la nicotine. Anna quitta aussi son travail chez Venturethree à Londres et partit pour Barcelone, où tout en profitant du soleil et de l’atmosphère festive de la ville, elle travailla pour Women’secret au sein de l'agence Base Design.

Entre temps les jambes de Kike n’en pouvant plus et son porte-monnaie non plus, il commença un nouveau travail à Saigon, au Vietnam comme directeur créatif chez Saatchi & Saatchi. En quatre ans la-bas il y apprit pourquoi il est inutile de se disputer avec les Vietnamiens. Pendant ce temps, Anna avait décidé que Barcelone serait toujours Barcelone et qu’elle avait besoin d'un peu plus d’exotisme. Elle s’envola donc pour Saigon, où ces deux-la se rencontrèrent.

Ils développèrent le projet "Nanou" et créèrent une première collection de vêtements vietnamienne. Puis is déménagèrent en Afrique de l'ouest où une collection ghanéenne vit le jour. Mais comme Kike y attrapa le palu quatre fois en un an ils décidèrent d'aller vivre au Brésil - seulement après avoir fait le voyage de retour vers l'Europe à bord de leur Peugeot 504 de 1973.

Le Brésil, chaleureux et glamour, leur donna l’idée de créer un projet de vêtements "globe-trotteur" basé sur des histoires locales dans différents pays. Kore Kamino naquit donc ainsi, au son d'une magnifique Samba.

Un sympathique petit minotaure au galop sur un chemin vint symboliser la marque - référence aux surnoms donnés aux deux fondateurs par leur familles respectives: "la globe-trotteuse" et " el corre-caminos"...

En ce moment vous les trouverez quelque part entre l’Asie et l’Europe travaillant à la rencontre de nouvelles histoires et cultures pour les faire vivre à travers leurs collections.

(Légende photos: A droite les ancêtres d'Anna posant devant leur café de Brest, à gauche, le père de Kike dans une course moto à Logroño)